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Examen
Normalisé de 3ème de Taza Al hoceima Taounat session Juin 2011
Texte : Depuis quarante jours, il marchait, cherchant partout du travail. Il avait quitté son pays parce que l’ouvrage manquait. Maçon, âgé de vingt-sept ans, bon sujet, vaillant, il était resté pendant deux mois à la charge de sa famille, lui, fils aîné, n’ayant plus qu’à croiser ses bras vigoureux. Le pain devint rare dans la maison ; les deux sœurs allaient en journée, mais gagnaient peu ; et lui, Jacques Randel , le plus fort, ne faisait rien parce qu’il n’avait rien à faire, et mangeait la soupe des autres. Il était donc parti, muni de papiers et de certificats, avec sept francs dans sa poche et portant sur l’épaule, dans un mouchoir bleu attaché au bout de son bâton, une paire de souliers de rechange, une culotte et une chemise. Et il avait marché sans repos, pendant les jours et les nuits, par les interminables routes, sous le soleil et sous les pluies, sans arriver jamais à ce pays mystérieux où les ouvriers trouvent de l’ouvrage. Il s’entêta d’abord àcette idée qu’il ne devait travailler qu’à la maçonnerie, puisqu’il était maçon. Mais, dans tous les chantiers où il se présenta, on répondit qu’on venait de renvoyer des hommes, faute de commandes, et il se résolut, se trouvant à bout de ressources, à accomplir toutes les besognes qu’il rencontrerait sur son chemin. D’après Guy de Maupassant, Le Vagabond Questions I- Compréhension de l’écrit: (6pts) 1- Recopiez le tableau suivant et complétez-le à partir du texte : (1 pt) Nom du personnage Age Rang familial (cadet– aîné- benjamin) Métier 2 - Relevez dans le premier paragraphe deux qualités qui caractérisent le personnage. (1pt) 3 - Pour quelle raison le personnage avait-il quitté sa famille ? (1pt) 4 - Relevez dans le deuxième paragraphe un indice montrant que le personnage ignore sa destination. (1pt) 5 - Relevez dans le texte deux mots relatifs au vocabulaire de l’habillement. (1pt) 6 - Quel sentiment éprouvez-vous à l’égard du personnage du récit ? - Dites pourquoi en une phrase. (1pt) II - Langue et communication : (6pts). 1- Relevez dans le premier paragraphe du texte une phrase contenant une subordonnée de cause. (1pt) 2- a)- Relevez dans le deuxième paragraphe du texte un verbe conjugué au conditionnel présent. (0,5pt) b)- L’action exprimée par ce verbe est : - réelle - irréelle - réalisable - irréalisable Recopiez la bonne proposition. (0,5pt) 3- Parmi les conjonctions suivantes : mais - ou - et- donc- or- ni - car a- Quelle est celle qui introduit une explication ? (0,5 pt) b- Complétez l’énoncé suivant par la conjonction convenable : (0,5pt) « Il avait quitté son pays….. l’ouvrage manquait » 4- Complétez le tableau suivant par la proposition qui convient : (1pt) temps de narration – temps de description Il marchait …………………………………………….. Il s’entêta …………………………………………………. 5 – a)- Produisez un énoncé à partir de la situation suivante : (1pt) - Le personnage demande à un patron d’entreprise : « J’aimerais être embauché comme maçon. » - Le patron lui répond en faisant une concession. Que dira-t-il ? b)- Le contexte de cette communication est : (1pt) - scolaire - familial - social - politique - médical - Recopiez la bonne proposition II- Production de l’écrit : (8pts) Sujet : Il vous est arrivé de vous perdre dans un lieu éloigné de chez vous.. Rédigez un récit de dix lignes environ où vous raconterez les événements de cette aventure et vous direz ce que vous avez ressenti. Lors de l’évaluation de votre écrit, il sera tenu compte de : - Respect de la consigne ………………………1pt - Cohérence de la narration..…………………3pts -Correction de la langue (grammaire, conjugaison, orthographe, vocabulaire, ponctuation) : .......................4pts |
mercredi 30 mai 2018
Normalisé de
de Chaouia Ouerdigha 3ème Session juin
2011
Texte :
Lorsque
j’avais seize ans, je me suis engagé comme mousse sur un bateau. Je voulais faire le tour du monde ; j’ai vu de
nombreux pays. Comme mousse, on est chargé de toutes les corvées : frotter le
pont, éplucher les pommes de terre,
réparer les voiles, nouer les cordages…et j’en passe !
C’est
vraiment très fatigant. Mais j’étais très courageux ! Alors je travaillais tant que, pour me récompenser, on
m’a offert une casquette. Un jour, il y a eu une énorme tempête. Les vents
étaient d’une terrible violence et les
vagues faisaient valser le bateau. J’étais monté au grand mât car la voile se détachait. Je suis
tombé à l’eau et j’ai bien failli me noyer car la mer était si forte que je
n’arrivais pas à nager.
D’après J.Bovy, Mon grand père raconte 365 histoires
I-Compréhension
( 6pts )
1- A seize
ans, quel métier le narrateur a-t-il choisi d’exercer ?
2- Pourquoi
a-t-il fait ce choix ?
3- Quels travaux
le narrateur devait-il effectuer sur le bateau ?
4- Le
narrateur a eu une récompense. Laquelle ?
5- Pourquoi
le narrateur était monté au grand mât du bateau ?
6- Quel
temps faisait-il ce jour-là ?
II-Langue et
Communication ( 6pts )
1- Le bateau
a fini par se renverser. Le vent était très violent
Reliez ces
deux propositions à l’aide d’une expression de cause.
2- Si la mer
était calme, je n’(avoir) pas de difficultés à nager.
Refaites
cette phrase en conjuguant le verbe entre parenthèses au temps qui convient.
3- Le
travail du mousse était fatigant.
Reprenez
cette phrase en remplaçant « fatigant » par un synonyme.
4- Relevez
dans le texte une phrase qui exprime la concession .
5- a) Le mousse fait un travail fatigant.
Exprimez une
concession vis-à-vis de cette affirmation.
b)Le
capitaine du bateau remarque que le mousse est absent. Il émet une hypothèse
concernant cette absence. Que dirait-il
?
de
l’apprentissage des langues étrangères.
Normalisé
de Sous Massa Draa 3ème Session juin
2011
Texte de
base :
Le sommeil
déserta les paupières cette nuit-là. Une fois seul, je donnai libre cours à mes larmes abondantes. Une seule
phrase occupait mon esprit et résonnait
comme un gong au fond de mon être : « Si tu réussis ton entrée en sixième, je t'achète un vélo!».
L'école était le sujet de
prédilection*
du père.(...) Mes résultats étaient nuls en classe. Les mots bourdonnaient dans ma tête et me
donnaient le vertige.
Le chant
d'un oiseau m'arracha à ma méditation*. Mes larmes s'arrêtèrent soudain et mes idées noires se dissipèrent
comme par enchantement. La phrase
maudite atténua le poids de mon accusation, car dans ma tête je m'amusai à la transformer pour lui donner une
autre forme et une autre tournure .Comme
un jeu de puzzle, je réussis à mettre les mots dans le bon ordre et j'obtins ceci : « Réussis : » ...
« Tu dois réussir »... Et de fil en aiguille, j'arrivai à ceci : « Je dois
travailler pour
réussir et
mériter un vélo ! ». Je me surpris en train de parler à haute voix et cela
m'amusa. Je disais : « il me lance un défi, je lui ferai regretter ses propos. Il sera devant le fait
accompli. Et comme il tient
à sauver la
face devant nous, il sera obligé de tenir sa promesse. Puis avec un vélo, je
gagnerai beaucoup de temps. J'irai plus vite pour faire les courses et pour me rendre à l'école.
». Je pris alors la résolution de
m'appliquer en classe.
D'après Abdelhak SERHAN, " Le vélo "
*Prédilection
: préférence
* Méditation
: réflexion
I –
Compréhension (6 points)
1- Recopiez
et complétez le tableau suivant :
Titre de
l’œuvre Auteur
2- Ce texte
est plutôt :
a- narratif
b- argumentatif
c- descriptif
Recopiez la
bonne réponse et justifiez-la.
3-Répondez
par : Vrai ou Faux
a- Les résultats scolaires du narrateur
sont excellents.
b- Le père a acheté un vélo à son fils.
Justifiez
votre réponse à partir du texte :
4 - Pourquoi
le narrateur n'arrive-t-il pas à dormir ?
5 - Quelle a
été la décision prise par le narrateur pour avoir le vélo ?
6 - Si vous
êtes à la place du narrateur, comment réagirez-vous ?
II – Langue
et communication (6 points)
1- Relevez
dans le texte deux phrases contenant deux emplois différents de «comme ».
Recopiez et
complétez le tableau suivant :
COMME
exprimant la comparaison
COMME
exprimant la cause
2- Reliez
les deux, phrases suivantes de manière à exprimer la conséquence :
J'ai réussi
à l'examen. Mon père sera obligé de tenir sa promesse.
3- Dans la
phrase suivante, remplacez « Si » par « Au cas où » en procédant aux
transformations nécessaires:
Le garçon
échouerait à l'examen. Son père serait déçu.
4- Mettez le
verbe entre parenthèses au mode et au temps qui conviennent :
Le père fait
des sacrifices pour que son fils (réussir).
5- A partir
de l'énoncé suivant, recopiez et complétez le tableau ci-dessous :
« C'est
vrai, mes résultats ne sont pas satisfaisants, cependant je suis capable de
relever le défi. »
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Qui parle ?
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A qui ?
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Moyens utilisés pour exprimer la
concession
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6- Formulez
une hypothèse pour expliquer le fait suivant :
Ses mauvais
résultats sont à l'origine de son échec.
III –
Production écrite (8 points)
Sujet : Il
vous est arrivé, une fois, de demander à vos parents de vous acheter un objet
dont vous avez vraiment envie (téléphone portable, ordinateur, PlayStation,
...). Mais, votre père refuse.
Racontez en
une dizaine de lignes :
- Les
circonstances dans lesquelles l'événement s'est produit.
- Les
sentiments que vous avez éprouvés.
- Votre
réaction face à cette situation.
jeudi 5 avril 2018
Exercices de révision
Exercice 1
Souligne
la conjonction de coordination. Indique le lien logique
construit
par la conjonction.
Il est malade mais reste joyeux.
Je ne sais pas car je n’y étais pas.
Elle m’a appelé et m’a conseillé de ne
pas bouger de chez moi.
Il a cessé de pleuvoir donc nous
pouvons sortir.
Tu veux un gâteau ou un sandwich ?
Il est libre or il n’est pas heureux.
On ne peut ni t’accuser ni te blâmer.
Tu as entendu notre conversation donc
tu devrais le savoir.
Exercice 2
Complète avec la conjonction qui
convient :
MAIS,
OU, ET, DONC,
OR, NI, CAR
Les employés se sont plaints …….. ils
n’ont pas perçu leur salaire.
Sophie ressemble à la fois à son père
…….. à sa mère.
Tu veux acheter une robe ……… une jupe
?
Je pense …………. je suis.
Pendant les vacances, je ne verrai ……
ma sœur …… mon frère.
Je veux déménager …….. je ne veux pas
quitter mon quartier.
Exercice3
Encadre l’expression de subordination et souligne la phrase subordonnée.
Il
est tombé parce qu’il était fatigué.
Je roulais vite si bien que j’ai eu un accident.
Tu as tout fait pour réussir.
Elle
est tellement étourderie qu’elle a manqué son examen.
Nous
avons quitté la région afin de nous occuper de nos parents.
Vous
êtes partis parce qu' il la pleuvait.
Comme
il a été malade, il n’a pas pu faire son devoir.
Exercice 4
Complète les phrases suivantes avec tellement que ou si que .
Jean Valjean a été malheureux . Il a aidé les pauvres gens.
Sa bonté est grande. Elle le pousse à
sauver Cosette.
Javert est dur .Il poursuit Jean
Valjean sans relâche.
Mon père est vraiment furieux. Je ne
sortirai pas.
Elle suit un régime très équilibré .Elle perd
du poids régulièrement.
Exercice 5
Conjugue
les verbes soit à l’imparfait, soit au passé simple
Un
vieil homme (pêcher) ________________au milieu de la rivière.
Pour
attraper plus de poissons, il (ramer) __________________
très
loin dans sa barque minuscule. Soudain, il (apercevoir) ____________
sur
la rive un immense verger planté de centaines de
pêchers.
Leurs branches (ployer) _____________sous une multitude
de
fleurs magnifiques. Quel (être) ________________ cet endroit étrange ? Il (se
sentir)
_____________________
intrigué et (décider) _______________________
de
découvrir ce qui (se cacher) _______________ par là-bas. Or plus il (avancer)
______________________
plus
les arbres se (raréfier) _______________. Lorsqu’il (parvenir)
_________________
au dernier, il (voir) __________________ qu’il (se trouver) ___________
juste
devant une montagne au bas de laquelle (se dessiner) _____________________ une
petite
grotte. Il (s’en approcher) _____________________ et (croire) ____________________
y
distinguer une lueur. Le vieux pêcheur (descendre) _________________de son
bateau et y (entrer) ____________. Petite et étroite à l’entrée, elle (permettre)
__________à peine à un homme seul de s’y tenir, avant de s’élargir
progressivement jusqu’à sa sortie. Au fond, on ___________ (pouvoir)
mardi 13 mars 2018
L’IMPARFAIT
•
L’imparfait exprime un fait passé, mais non achevé (donc imparfait), en train
de se réaliser pendant qu’une autre action se produit.
Il rentrait
tranquillement à la maison quand il fut surpris par un chien féroce.
•
L’imparfait traduit un fait qui se prolonge dans le passé, sans délimitation ;
c’est l’imparfait de narration :
Cosette dormait
profondément. Elle était tout habillée. (V. Hugo)
•
L’imparfait présente un fait qui se répète dans le passé ; c’est l’imparfait
d’habitude ou de répétition :
Toutes les
fins de semaine, les enfants se rendaient à la piscine.
•
L’imparfait est utilisé dans les descriptions :
La route
était longue et sinueuse.
LE PASSÉ
SIMPLE
• Le passé
simple est particulièrement utilisé dans la langue écrite.
• Le passé
simple peut exprimer un fait passé rapide, qui s’est produit à un moment
précis et
qui est complètement achevé (sans idée de durée, contrairement à l’imparfait) :
Il marchait
à grands pas, quand il aperçut son ami.
• Le passé
simple est essentiellement le temps du récit, de la narration, il montre des
faits qui se
suivent et qui ne durent pas :
Un dimanche,
ils se mirent en marche dès le matin, ils vagabondèrent entre les
vignes, arrachèrent
des coquelicots au bord des champs, dormirent sur l’herbe.
(G.
Flaubert)
lundi 12 mars 2018
LE PASSÉ SIMPLE DES VERBES
DU 1ER GROUPE
• Il se forme sur
le radical du passé simple auquel on ajoute les terminaisons
-ai, -as, -a, -âmes,
-âtes, -èrent.
aimer → j’aimai, tu
aimas, il/elle aima,
nous aimâmes, vous aimâtes, ils/elles aimèrent
nous aimâmes, vous aimâtes, ils/elles aimèrent
• Il ne faut pas oublier l’accent circonflexe sur le a aux première et deuxième personnes du pluriel : nous aimâmes, vous aimâtes.
LE PASSÉ SIMPLE DES VERBES
DU 2E GROUPE
• Il se forme sur
le radical du passé simple auquel on ajoute les terminaisons
-is, -is, -it,
-îmes, -îtes, -irent(le i de la terminaison se confond cependant avec
l’i qui termine le radical du verbe).
finir → je finis, tu
finis, il/elle finit,
nous finîmes, vous finîtes, ils/elles finirent
nous finîmes, vous finîtes, ils/elles finirent
• Il ne faut pas oublier l’accent circonflexe sur le i aux première et deuxième personnes du pluriel. Cet accent est remplacé par un tréma dans nous haïmes, vous haïtes.
LE PASSÉ SIMPLE DES VERBES
DU 3E GROUPE
• Il se forme sur
le radical du passé simple auquel on ajoute des terminaisons en i, u,
ou in, selon le verbe.
• Les terminaisons en isont : -is, -is, -it, -îmes, -îtes, -irent ; ellesse retrouventdans les verbes en -ir (sauf courir, mourir, tenir et venir), la majorité des verbes en -re, asseoir, voiret les verbes de leurs familles (sauf pourvoir) ;
• Les terminaisons en isont : -is, -is, -it, -îmes, -îtes, -irent ; ellesse retrouventdans les verbes en -ir (sauf courir, mourir, tenir et venir), la majorité des verbes en -re, asseoir, voiret les verbes de leurs familles (sauf pourvoir) ;
sentir → je sentis,
tu sentis, il/elle sentit,
nous sentîmes, vous sentîtes, ils/elles sentirent
nous sentîmes, vous sentîtes, ils/elles sentirent
• Les terminaisons en u sont : -us, -us, -ut, -ûmes, -ûtes, -urent ; elles se retrouventdans les verbes en -oir (sauf ceux qui prennent i), courir, mourir, quelques verbes en -re et ceux de leur familles (boire, conclure, connaître, croire, lire, vivre, etc.) ;
courir → je courus,
tu courus, il/elle courut,
nous courûmes, vous courûtes, ils/elles coururent
nous courûmes, vous courûtes, ils/elles coururent
• Les terminaisons en in sont : -(in)s, -(in)s, -(in)t, -(în)mes, -(în)tes, -(in)rent : ellesse retrouventdans tenir, venir et les verbes de leurs familles.
venir → je vins, tu
vins, il/elle vint,
nous vînmes, vous vîntes, ils/elles vinrent
nous vînmes, vous vîntes, ils/elles vinrent
• Un accent circonflexe porté sur la voyelle i, u ou i de in caractérise les deux premières personnes du pluriel.
vendredi 9 mars 2018
Projet
de classe de la troisième 1
Synopsis
de la nouvelle
Deux
frères, Aymen et Hamza, étaient partis explorer une plage bizarre et
mystérieuse sans la permission de leurs parents. L’aîné avait le gout
d'aventure et était curieux de découvrir l'endroit le plus énigmatique du monde
: la plage LALA KHWIRA. Cette destination dangereuse cachait de lourds secrets
que seul le benjamin pouvait résoudre. Aymen
avait des pouvoirs surnaturels, mais il était renfermé sur lui-même. Il était autiste.
Durée
: une après-midi.
Le
héro : Aymen ; 10 ans ; timide et incroyablement doué
La
chute : Aymen ; mort depuis trois ans ; revient chaque nuit hanter les
cauchemars de son frère Hamza.
dimanche 4 mars 2018
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verbes irréguliers
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formes du subjonctif présent
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avoir
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que j'aie, que
tu aies, qu'il ait, que nous ayons, que vous ayez,
qu'ils aient
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être
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que je sois, que tu sois,
qu'il soit, que nous soyons, que vous soyez, qu'ils soient.
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aller
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que j'aille, que
tu ailles, qu'il aille, que nous allions, que vous alliez,
qu'ils aillent
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faire
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que je fasse, que tu fasses,
qu'il fasse, que nous fassions, que vous fassiez, qu'ils fassent
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falloir
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qu'il faille
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pleuvoir
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qu'il pleuve
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pouvoir
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que je puisse,
que tu puisses, qu'il puisse, que nous puissions, que
vous puissiez, qu'ils puissent
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savoir
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que je sache, que tu saches,
qu'il sache, que nous sachions, que vous sachiez, qu'ils sachent
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tenir
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que je tienne,
que tu tiennes, qu'il tienne, que nous tenions, que vous teniez,
qu'ils tiennent
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valoir
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que je vaille, que tu vailles,
qu'il vaille, que nous valions, que vous valiez, qu'ils vaillent
MAIS: équivaloir, prévaloir, revaloir: que je prévale, que nous prévalions |
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venir
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que je vienne,
que tu viennes, qu'il vienne, que nous venions, que vous veniez,
qu'ils viennent
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vouloir
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que je veuille, que tu veuilles,
qu'il veuille, que nous voulions, que vous vouliez,
qu'ils veuillent
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samedi 3 mars 2018
Rappels sur
l’expression de la cause et de la conséquence
Rappel de cours :
1) LA CAUSE
La cause est le motif qui provoque un
fait, ce qui est à l’origine d’un résultat.
Claude
gueux vola parce que sa famille avait faim.
Les principaux liens logiques qui permettent d’introduire une relation de cause
sont :
- conjonction de coordination : car
- conjonctions et locutions
conjonctives de subordination : parce que, puisque, comme
Claude Gueux vola car sa
famille avait faim. : Prop. indépendante coordonnée CC de cause
Claude gueux vola parce que
sa famille avait faim. : Prop. subordonnée circonstancielle de
cause
Comme sa famille avait faim, Claude Gueux vola: Prop. subordonnée
circonstancielle de cause.
Claude gueux vola puisque sa
famille avait faim. : Prop. subordonnée circonstancielle de
cause
2) LA CONSEQUENCE
La conséquence est le résultat qui
découle d’un fait ou d’une action.
L’homme,
la femme, l’enfant avaient faim, donc Claude Gueux vola.
Les principaux liens logiques qui permettent d’introduire une relation de
conséquence sont :
- conjonction de coordination : donc
- adverbes : par conséquent
- conjonctions et locutions
conjonctives de subordination : tellement que , si que
Ils avaient faim, donc Claude
Gueux vola. : Prop. coordonnée CC de conséquence
Ils avaient tellement faim que
Claude Gueux vola. : Prop. subordonnée circonstancielle de
conséquence
EXERCICES
Exprimer la cause par coordination et puis par
subordination
1. Le petit garçon pleure
.Il a été battu par son frère.
2. Les parents sont déçus.
Leur fils a échoué aux examens.
3. Il est fatigué. Il est resté au lit.
4. Je te prête ma voiture. Ta voiture est en panne.
5. Mon petit frère pleure. Sa mère l’oblige à manger sa soupe.
6. J’ai une grosse fuite d’eau. J’ai appelé le plombier.
7. Tu es allergique au poisson. Nous n’en mangeons jamais.
Exprimer la
conséquence par coordination et puis par
subordination
1. Il a refusé de nous rejoindre. Il avait trop de travail à faire.
2. Sa voiture a perdu l’équilibre. Il roulait trop vite
3. Tu as été puni. Tu es
coupable.
4. Elle a un bon caractère. Elle est aimée de tout le monde.
5. Cette fille aura une belle situation .Elle est courageuse.
6. J’ai échoué .Je suis
paresseux.
7. Il a oublié ses lunettes. Il n'a rien vu du film.
mardi 27 février 2018
LA NOUVELLE
La
différence entre le roman et la nouvelle
|
Le roman
|
La nouvelle
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|
récit narratif long
|
récit narratif court
|
|
Les personnages sont nombreux
|
Peu de personnages
|
|
Beaucoup de détaillés
|
peu détaillés
|
|
plusieurs événements
|
Un seul événement
|
|
temps très long
|
temps très court
|
|
Plusieurs lieux
|
Un seul lieu
|
|
la fin est laissée à l'imaginaire du lecteur
|
Le récit est rythmé et la chute est rapide et inattendue.
|
la nouvelle réaliste
Une simple question de justice
Ah, ce
sandwich à 100 cruzeiros, Mario en a rêvé toute la nuit. Il aurait
pu se l'acheter dans la soirée, puisqu'il avait déjà le billet en poche. Il a
préféré attendre. Il s'est dit que le sandwich serait encore meilleur au matin,
quand il en aurait bien salivé.
Il a
gardé le précieux billet de 100 cruzeiros au fond de ses jeans
et il s'est enroulé entre Didi et Joachim dans la couverture, en rongeant une
tige à moitié pourrie de canne à sucre.
Il ne
fait pas chaud, ces dernières nuits, à Rio de Janeiro. Mais en se couvrant de
vieux cartons et en se serrant bien les uns contre les autres, ça peut aller.
Et puis, ce qui réchauffe le cœur de Mario, c'est l'idée du gros sandwich à
100 cruzeiros ; [...] le vrai sandwich brésilien, avec du
thon, des œufs, de la salade, moelleux, fondant dans la bouche et qui remplit
bien l'estomac. Hum ! Mario est au paradis.
Hélas, à
Rio de Janeiro, le paradis des enfants n'a sa place qu'en rêve. À peine le
soleil levé, bing ! bang ! de grands coups de souliers cloutés viennent
sortir leur petite bande du sommeil. [...]
Encore
bouffis de sommeil, ils sont bousculés, traînés contre le mur et fouillés comme
des criminels. [...]
Deux ou
trois derniers coups de matraque et la voiture des policiers reprend sa ronde.
[...]
Malgré
les coups de pied qui lui brûlent les côtes, Mario siffle Berimbau.
Il en a vu d'autres. Et puis ce matin, il va se payer un festin : un vrai
sandwich à 100 cruzeiros pour lui tout seul. [...]
Dans la
rue Saô Carlos, le marchand est bien là, fidèle au poste, avec ses sandwichs à
la place d'honneur sur l'étalage. Mario glisse la main dans sa poche, un
sourire sur les lèvres. Ses doigts tournent, grattent. Panique ! Il
retourne la poche, cherche dans celle de gauche, revient en courant là où il a
dormi, soulève les cartons, déplie la couverture. Rien !
C'est
alors qu'il se revoit les bras levés, contre le mur, tandis que le flic vérifie
qu'il ne porte pas d'armes. Le salaud ! Il lui a piqué son billet.
Mario ne
pleure pas. Il y a longtemps qu'il ne sait plus pleurer. Il se met à marcher au
hasard, en gueulant des injures à tue-tête. Mais, sans qu'il s'en rende compte,
ses pas le ramènent devant la boutique du marchand de sandwichs.
Quand il
voit la devanture avec l'étiquette marquée « 100 cruzeiros »,
il pique une rage folle. À coups de pied, il tape comme un fou dans une grosse
poubelle métallique.
- Hé là
! proteste le marchand, un gros bonhomme au genre « beignet a la graisse ».
Tu veux que j'appelle les flics ?
Le mot
qu'il ne fallait pas dire !
-
Dégage! hurle Mario.
Il a
ramassé un bout de bois et frappe de toutes ses forces sur le couvercle.
-
Attends un peu, la vermine, on va s'occuper de toi !
Le
marchand traverse la rue :
-
Renato, viens m'aider !
Soudain,
Mario se calme. Le festin est là, à portée de main, sans surveillance.
Tout se
passe très vite. Mario saute sur le premier sandwich et s'enfuit à fond de
train dans les ruelles.
- Renato
! hurle le bonhomme. Dépêche-toi !
Mario
est déjà loin. Il court, il court d'une rue à l'autre, à toutes jambes, sans
s'arrêter.
Près de
la cathédrale, il s'assied enfin sur un banc. Et après la rage lui revient le
sourire. Il a tout de même fini par l'avoir, son sandwich à 100 cruzeiros
Pas
encore !
- Là !
crie une voix.- Sur le banc !
Alors,
Mario se remet à courir, laissant une feuille de salade sur le banc et deux
rondelles d’œuf qui s'écrasent sous ses pieds. Il en rattrape au vol une
troisième qu'il avale dans la foulée. C'est toujours ça de pris ! Et puis il
court, il court.
- Il m'a
piqué mon portefeuille, crie le marchand afin de rameuter du monde.
Aussitôt,
deux autres gars se joignent à lui et la chasse au gamin s'organise
- Vous,
par là ! Moi, je coupe par la cathédrale.
Mario
échappe de justesse à une main qui cherche à le saisir, mais de grosses miettes
de thon dégringolent, perdues à jamais.
Bientôt,
songe-t-il avec colère, il ne me restera plus que les tranches de pain.
Il se
glisse entre les voitures qui freinent dans un concert de klaxons. L'une
d'elles lui érafle le genou. Il boite un peu mais continue de courir. Un gosse
des rues ne s'arrête pas pour si peu ! Avec Didi et Joachim, il a déjà
piqué plus d'un cent mètres pour échapper aux flics ou aux vigiles. Mais cette
fois, il va falloir jouer serré.
Sa seule
chance, c'est le port et les entrepôts désaffectés. Il y connaît des planques
où ils ne le trouveront pas. Il fonce.
Sa
bouche écume. Sa gorge brûle. Ses cuisses sont dures comme du bois. Il ne
ralentit pas son allure, zigzaguant encore et toujours entre les voitures pour
gagner du terrain sur ses poursuivants. Il a même un sourire, songeant à
Ronaldo, son avant préféré, crochetant ses adversaires pour aller marquer le
but.
Mario a
l'énergie de ceux qui se savent innocents. [ ... ]
Voilà
les entrepôts ! là, tout près ! Mais des types en sortent qui le regardent
courir. Leurs beaux habits ne disent rien qui vaille à Mario. S'il passe devant
eux, ils sont bien fichus de le cravater au passage. Personne n'aime la «
vermine » à Rio !
Il jette
un coup d’œil en arrière. Ils sont cinq maintenant à lui filer le train. La
chasse au gosse attire les sportifs !
Des
types devant, des types derrière, Mario se sent coincé, comme un rat pris au
piège. Non ! ils ne l'auront pas quand même ! Il vient d'avoir une idée.
Il
bifurque vers la jetée et fonce tout droit. L'eau dégueulasse du port, c'est
bien le seul endroit où ils ne le suivront pas. Ils auront trop peur de
mouiller et salir leurs vêtements. Ensuite, il n'aura plus qu'à nager jusqu'à
l'autre bord, en priant Dieu pour qu'ils laissent tomber.
Il évite
de justesse un pêcheur qui croit malin de s'interposer et se jette à la flotte,
comme un gardien de but qui cherche à stopper un penalty.
Une
sirène a retenti. Mario ne l'a pas entendue. Mario n'a rien vu. Le bateau à
moteur passe devant le débarcadère, quelques secondes à peine après son
plongeon.
Lorsque
ses poursuivants arrivent au bout de la jetée, ils ne trouvent pas trace du
jeune garçon. juste quelques bulles dans le sillage du bateau et un sandwich
qui flotte entre les nappes de mazout. Un beau sandwich à 100 cruzeiros.
-
Restons pas là ! dit le marchand. Les flics risquent de nous casser les pieds
avec leur rapport. Et ce sale gamin nous a assez fait perdre de temps comme ça.
- Il
vous avait pris beaucoup ? demande un des gars.
- C'est
pas pour les 100 cruzeiros ! répond le marchand. C'est
simplement une question de justice.
Les
types acquiescent de la tête en retournant vers la ville :
« Oui, c'est bien
ça, une simple question de justice ! »
Michel PiquemalLes Orphelins d’Amérique coll. « Les Uns et les Autres » Éd. Syros Jeunesse 1998
Nouvelles policières
Erreur fatale
M. Walter Baxter était un grand lecteur de
romans policiers depuis de longues années. Le jour où il décida d'assassiner
son oncle, il savait donc qu'il ne devrait pas commettre le moindre impair.
Il savait aussi que pour éviter toute
possibilité d'erreur, le mot d'ordre devait être « simplicité ». Une rigoureuse
simplicité. Pas d'alibi préparé à l'avance et qui risque toujours de ne pas
tenir. Pas de mode opératoire compliqué. Pas de fausses pistes manigancées.
Si, quand même, une fausse piste, mais
petite. Toute simple. Il faudrait qu'il cambriole la maison de son oncle, et
qu'il emporte tout l'argent liquide qu'il y trouverait, de telle manière que le
meurtre apparaisse comme un cambriolage ayant mal tourné. Sans cela, unique
héritier de son oncle, il se désignerait trop comme suspect numéro un.
Il prit tout son temps pour faire l'emplette
d'une pince-monseigneur dans des conditions rendant impossible l'identification
de l'acquéreur. La pince-monseigneur lui servirait à la fois d'outil et d'arme.
Il mit soigneusement au point les moindres
détails, car il savait que la moindre erreur lui serait funeste et il était
certain de n'en commettre aucune. Avec grand soin, il fixa la nuit et l'heure
de l'opération.
La pince-monseigneur ouvrit la fenêtre
sans difficulté et sans bruit. Il entra dans le salon. La porte donnant sur la
chambre à coucher était grande ouverte, mais comme aucun bruit n'en venait, il
décida d'en finir avec la partie cambriolage de l'opération.
Il savait où son oncle gardait son argent
liquide, mais il tenait à donner l'impression que le cambrioleur l'avait
longuement cherché. Le beau clair de lune lui permettait de bien voir à
l'intérieur de la maison; il travailla sans bruit…
Deux heures plus tard, une fois rentré
chez lui, il se déshabilla vite et se mit au lit. La police n'avait aucune
possibilité d'être alertée avant le lendemain, mais il était prêt à recevoir
les policiers si par hasard ils se présentaient avant. Il s'était débarrassé de
l'argent et de la pince-monseigneur. Certes, cela lui avait fait mal au coeur
de détruire quelques centaines de dollars en billets de banque, mais il
s'agissait là d'une mesure de sécurité indispensable -et quelques centaines de
dollars étaient peu de chose, à côté des cinquante mille dollars au moins
qu'allait représenter l'héritage.
On frappa à la porte. Déjà ? Il se força
au calme, alla ouvrir. Le shérif et son adjoint entrèrent en le bousculant:
« Walter
Baxter ? Voici le mandat d'amener. Habillez-vous et suivez-nous.
- Vous
m'arrêtez ? Mais pourquoi ?
-Vol avec
effraction. Votre oncle vous a vu et reconnu; il est resté sans faire de bruit
à la porte de sa chambre à coucher; dès que vous êtes parti il est venu au
poste et a fait sa déposition sous serment. »
La mâchoire de Walter Baxter s'affaissa.
Il avait, malgré tout, commis une erreur. Il avait, certes, conçu le meurtre
parfait, mais le cambriolage l'avait tellement obnubilé qu'il avait oublié de
le commettre.
Erreur fatale,
Fredric Brown, 1963.
La nouvelle fantastique
L’omelette
de José Vicente Ortuño
Par cette matinée de printemps où le soleil brillait dans un ciel bleu et où les colombes bombardaient les bâtiments de leurs déjections avec une précision redoutable, qui aurait pensé qu'une terrible menace se profilait pour l'humanité ? Rien ne laissait prévoir qu'un malheur, une imminente catastrophe, une indicible horreur allait faire de cette journée un cauchemar.
C'est par cette belle matinée que Juan s'éveilla. Rien ne pressait. C'était jour férié. Il resta quelques heures dans son lit à paresser. Puis la faim le décida à se lever. Il alla préparer son petit déjeuner.
Il entra dans la cuisine en chantonnant, esquissa quelques pas de danse maladroits au son deThriller, de Michael Jackson, qu'il sifflait faux. En même temps, il disposait tout ce dont il avait besoin pour déjeuner.
Il plaça une poêle contenant de l'huile sur la plaque de vitrocéramique qu'il alluma. Pendant qu'elle chauffait, Juan, avec une précision de chirurgien, cassa deux œufs, les battit, ajouta une pincée de sel et versa le tout dans la poêle. La masse commença à croître. Juan la répartit sur toute la surface du récipient.
La masse continuait à croître. Juan tapa dessus avec une cuillère.
La masse continuait à croître. Intrigué, il vit l'omelette déborder de la poêle. Il éteignit la plaque. La masse continuait à croître.
Il essaya de l'arrêter en tapant dessus. Mais elle avait désormais sa vie propre. Elle bougeait, palpitait, rampait dans sa direction, croissait irrésistiblement. Les coups restaient sans effet.
Il recula, horrifié, tremblant, livide, devant l'horreur qui se formait sous ses yeux. L'Omelette palpitait, augmentait de volume, émettait un gargouillis sinistre. Elle se répandit à travers la cuisine jusqu'au frigo où elle s'arrêta. Elle mesurait maintenant un mètre de diamètre et semblait ne plus évoluer. De son centre commença à s'élever une protubérance qui, ensuite, se dédoubla. Puis les grosseurs s'ouvrirent et firent apparaître deux yeux énormes et méchants qui, après avoir jeté un regard circulaire, se fixèrent sur Juan.
Il décida que le moment était venu de prendre la fuite. Mais l'Omelette lui sauta dessus. Juan essaya de se dégager en tournant sur lui lui-même et se cognant contre les murs. En vain. La masse lui couvrait vicieusement la tête, et elle continua à bouger jusqu'à ce qu'elle l'ait complètement enveloppé. Juan et l'Omelette tombèrent sur le sol. Durant quelques minutes interminables, angoissantes, il se convulsa, puis il cessa de bouger.
L'Omelette resta sur le corps immobile et continua de se développer en assimilant les sucs et les tissus de Juan. Quelques minutes plus tard, une Omelette de 80 kilos laissa derrière elle un tas de vêtements et d'os nettoyés. Elle avait désormais pris conscience d'elle-même. Elle s'aperçut qu'elle avait très faim et, étirant une partie d'elle-même pour former un tentacule, elle se mit à la recherche d'autres substances nutritives. Il lui fallait trouver de quoi répondre à ses attentes. Elle se dirigea vers la porte de la cuisine. Elle sortit dans le couloir et se déroula en ondulant jusqu'à l'endroit où ses sens lui indiquaient la présence de nourriture. Aussitôt, 50 kilos de chair canine se précipitèrent sur elle en aboyant. C'était Rusky, la mascotte de Juan. L'Omelette était dépourvue d'organe de l'ouïe, et, par conséquent, peu lui importaient les efforts fébriles déployés par l'animal pour lui faire peur ; ce qui l'embêtait, c'était de savoir qu'elle risquait de laisser sous ses crocs une partie d'elle-même. Mais elle ne s'inquiéta pas vraiment, parce qu'en fait elle n'en avait guère la possibilité. Elle enveloppa le chien et le dévora. Quelques minutes plus tard, elle poursuivit son chemin, laissant derrière elle un collier portant une plaque sur laquelle était gravé le mot Rusky.
Cent trente kilos d'Omelette parvinrent à la porte de la maison. Ils furent traversés par cette pensée élémentaire : « Porte » suivie d'une autre, un peu plus compliquée : « Ouvrir ». La masse projeta un tentacule, ouvrit la porte et sortit, puis elle déploya des prolongements en forme de vrilles qu'elle agita dans l'air. Son odorat lui fournit deux indications : le monde était très grand et il était plein de choses à manger. Dans un état d'âme apparenté à la félicité, l'Omelette se déroula le long de l'escalier. Quand elle sortit dans la rue, elle avait dévoré six voisins, deux chiens, un chat, le canari de la vieille dame du deuxième – la vieille dame était un peu racornie, et elle l'avait laissée de côté – un vendeur d'assurances à domicile ainsi que le facteur. Maintenant, elle pesait 580 kilos, elle avait des idées assez claires et puis elle disposait d'un projet pour l'avenir : dévorer toutes ces créatures délicieuses, tous les êtres à deux pattes qu'il y avait dans le monde, après quoi elle penserait à autre chose.
FIN
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